Les épaules encore humides d'une douche tardive, s'allonger dans un lit fait pour deux, se blottir du côté gauche et imaginer une présence, côté droit.
Partir d'ici pour là, où là non plus il n'est pas. Profiter de ces instants étranges durant lesquels l'extérieur semble n'être qu'un reflet de l'intérieur. Je me ressens à travers la pluie, froide
et silencieuse, mais présente, et le bruit du moteur au ralenti ne serais que la matérialisation de ces angoisses ignorées.
Je me pose comme revendicatrice de ma schizophrénie consciente.
C'est comme s'il y avait une dualité dans ma personnalité. Un peu comme pour les aimants, un côté opposé à l'autre, qui repousse l'autre. Sans aucun sens, et c'est stupide. Je me sens verser peu à
peu dans le vertige du non-référencé...
Toute signification est une spatialité vague, confuse, mais cadrée. Ôtez le cadre et saluez l'instable, l'informel...
Le bonheur simple conserve son goût douçâtre de facticité, le vent m'entraîne à nouveau, les malaises sont là, comme différents et plus forts, plus passionnants. Compliquer sa vie à coup de
romantismes à la Füssli, d'impulsions et d'imprévus, elle n'a toujours pas le moindre sens mais au moins elle ne se contente pas du simple statut d'existence... Mes obscurités sont parfois
fascinantes. Incontrôlées.